Parlez-vous IA ? Le quiz – Partie 2

La semaine dernière, on a posé les bases : prompt, token, API, LLM, artefact. Si vous avez raté le premier article, c’est par ici.

Cette semaine, on monte d’un cran. Ces cinq termes sont ceux que vous allez croiser dès que vous commencez à déployer sérieusement l’IA dans votre pratique.

Cinq termes de l’IA pour aller plus loin

MCP (Model Context Protocol) C’est un protocole ouvert qui standardise la façon dont une IA se connecte à vos outils : votre base de jurisprudence, votre boîte mail, votre logiciel de gestion de dossiers… Sans MCP, chaque connexion doit être développée sur-mesure. Avec lui, une IA peut interroger tous vos outils de façon unifiée, sans tout reprogrammer à chaque fois.

RAG (Retrieval-Augmented Generation) Plutôt que de répondre uniquement de mémoire, une IA équipée de RAG va d’abord consulter vos propres documents avant de rédiger sa réponse. C’est comme un collaborateur qui vérifie le dossier avant de donner un avis, plutôt que de répondre de tête.

Agent IA Un agent IA va plus loin qu’un simple chatbot. Il peut enchaîner plusieurs actions de façon autonome : rechercher un texte de loi, en rédiger une synthèse, puis l’envoyer par email, sans qu’on lui demande à chaque étape. C’est l’IA qui passe à l’action.

Hallucination C’est le phénomène le plus redouté des juristes : une IA qui invente une jurisprudence, un article de loi ou une citation qui n’existent pas, mais les présente avec un aplomb total. La règle d’or : toujours vérifier les références avant de les utiliser.

Fine-tuning Si un LLM généraliste ressemble à un jeune avocat polyvalent fraîchement sorti de l’école, le fine-tuning correspond à sa spécialisation : on ré-entraîne le modèle sur des données spécifiques (contrats types, jurisprudence sectorielle…) pour le rendre expert dans un domaine précis.